IAWIS Triennial Conference 2020

Le français suit

THE CALL FOR SESSIONS IS NOW CLOSED
Please see the conference website for news and updates: https://waterandsea2020.uni.lu/

Water and Sea in Word and Image,
University of Luxembourg, July 5th – 10th, 2020

In an era in which water scarcity is threatening us all and the mainland is affected even in the depths of its epicenter by what is happening on its shores, it seems of great importance to propose a subject both acutely topical and strongly tied to the collective imagination. In Alessandro Baricco’s novel Ocean sea (1993), the fictional character Plasson paints the sea with seawater. This emblematic scene sums up our topic to some extent: water is difficult to grasp and yet concerns us more and more. Shapeless, still waiting to be defined, it even resists any effort of conceptualization. Putting water and the sea into words and into images is not obvious, represents a real discursive and plastic challenge and is therefore particularly likely to call into question the relationship between text and image. Due to its rhythm “without measure” (Deleuze & Guattari, 1980), water as an element transcends Lessing’s dichotomy between arts of time and arts of space (see Louvel, 2002). The water’s unspeakable nature does not coincide with its invisible essence. Yet, literary and plastic narratives constitute an actual semiosphere with, at its borders, an area where the semiotic links are violated (Lotman, 1966), the realm of the unstable, the arbitrary, the unaccountable.

Located at the heart of the European continent – however tightly interconnected with its periphery –, cradle of the siren Melusine, territory boasting its natural springs and its balneology, Luxembourg seems to be the appropriate place to host a world congress on this subject.

 

L’APPEL À SESSIONS EST MAINTENANT FERMÉ
Nous vous invitons à consulter le site du congrès pour des mises à jour: https://waterandsea2020.uni.lu/

L’eau et la mer dans les textes et les images,
Université du Luxembourg, 5-10 juillet 2020

À une époque où la pénurie d’eau guette et où le continent est affecté même au fin fond de son épicentre par ce qui se passe sur ses rives, il nous a semblé urgent de proposer ce sujet à la fois chargé d’imaginaire et d’une actualité brûlante. Dans le roman Océan mer de Alessandro Baricco (1993), le peintre fictif Plasson peint la mer avec de l’eau de mer. Cette scène emblématique résume en quelque sorte notre thématique : l’eau est un élément difficile à cerner et pourtant nous concerne de plus en plus. Informe, il est toujours en attente d’être défini, voire résiste à tout effort de conceptualisation. La mise en discours et la mise en images de l’eau et de la mer ne vont pas de soi, relèvent d’un réel défi discursif et plastique et s’avèrent dès lors particulièrement susceptibles de remettre en question les rapports entre texte et image. De par son rythme « sans mesure » (Deleuze & Guattari, 1980), l’élément aquatique transcende la dichotomie entre arts du temps et arts de l’espace introduite par Lessing (cf. Louvel, 2002). L’indicible de l’eau n’est pas son invisible. Et pourtant, les investissements littéraires ou plastiques (histoires d’eau…) forment une véritable sémiosphère avec, à sa périphérie, une zone de « violation des liens sémiotiques » (Lotman, 1966), le règne de l’instable, de l’arbitraire, de l’inexplicable.

Le Luxembourg, pays au centre du continent européen – mais l’on sait combien le centre se porte bien si la périphérie est saine –, fief de la sirène Mélusine, territoire qui se glorifie de ses sources naturelles et de son thermalisme, nous semble le lieu approprié pour accueillir un congrès mondial autour de cette thématique.